Savoir éthologique 1 : le guide complet

Marie Anquetil
Marie Anquetil
Fan de licornes, j'adore habiller mon poney de licols étho.

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Le savoir éthologique 1 permet au cavalier débutant l’équitation et le travail à pied de valider les premiers acquis dans cette pratique, inspirée de l’équitation dite éthologique. Ce premier socle fondamental permet d’acquérir des connaissances sur le comportement du cheval en milieu naturel et les interactions avec ses congénères, mais aussi son application pratique dans le travail à pied du cheval. Découvrons ensemble la théorie et la pratique du savoir éthologique 1.

 

Le Savoir éthologique 1 : la théorie

L’éthologie équine est au cœur des acquisitions dans la théorie des savoirs. En effet, il s’agit de mieux comprendre comment se comporte le cheval en milieu naturel, et de connaître les mécanismes de fonctionnement à la fois biologiques et sociaux.

vie du cheval en troupeau
Source : Pixabay

Modes de communication du cheval

Pour parler de communication, il faut un message et donc un émetteur et un récepteur. Parmi les modes de communication, on répertorie les postures et les sons. 4 types de communication existent : auditif, visuel, olfactif et tactile.

Voici quelques postures à retenir :

  • Le toilettage mutuel : échange apaisant (rythme cardiaque ralenti ) avec un autre individu. Ce comportement n’est pas inné et se développe avec les premières interactions .
  • La ruade : comportement ayant pour objectif d’éloigner un congénère.
  • La charge : mâchoire crispée, naseaux ouverts, oreilles basses, tête vers l’avant .
  • Le repos debout : attitude relâchée.
  • Le pâturage.
  • Observation, alerte.
  • Le jeu.
  • La menace de morsure.
  • La conduite (code de rassemblement du groupe géré par l’étalon) : extension de l’encolure, angle très ouvert, nez vers l’avant, oreilles plaquées.
  • Snapping : claquement des mâchoires qui traduit un signe d’impuissance, vise à apaiser l’autre, à faire comprendre son « innocence ». Comportement juvénile qui s’éteint vers 2/3 ans.

 

Voici quelques sons majeurs dans les échanges communicatifs du cheval :

  • Le hennissement : permet de maintenir un contact a distance, jusqu’à 1 km . D’après certaines études, plus il y a de hennissements à la minute, plus le stress est grand.
  • Le couinement : utilisation des cordes vocales souvent accompagné d’un coup d’antérieur, bouche entrouverte, oreilles non plaquées. Associé à de l’intimidation lors de nouvelles rencontres.
  • L’appel de contact : associé au rapprochement d’un congénère.
  • Le ronflement : sans cordes vocales, bouche fermée. Associé à une inquiétude, anomalie dans l’environnement, méfiance.
  • L’ébrouement : associé a une gêne.
  • Le souffle : sans cordes vocales, bouche fermée, audible à longue distance, cheval redressé, queue en panache. Associé a une forte inquiétude ou excitation, signal d’alarme pour les congénères.

 

Monde sensoriel du cheval

monde sensoriel du cheval
Source : Pixabay

La vision

Le cheval bénéficie d’un champ de vision particulièrement étendu, d’environ 340°. On peut dire qu’il voit de sa hanche gauche à sa hanche droite. Pour comparer, celui de l’Homme avoisine les 190°.

Sur les côtés, sa vision monoculaire (ce qui est vu par un seul œil) lui permet de distinguer rapidement tout ce qui est en mouvement. Ainsi, le groupe à l’état naturel a une vision panoramique de ce qui l’entoure.

Devant lui, sa vision binoculaire en relief est plus précise et lui permet d’estimer la distance relative des objets.

 

L’ouïe

Les oreilles du cheval sont mobiles et non conditionnables. Il entend presque les mêmes sons que l’homme grâce à ses pavillons auditifs, qu’il peut orienter indépendamment. Il est plus sensible à certaines fréquences (ultrasons). 

 

L’odorat

L’ organe de Jacobson est un organe spécifique au cheval, qui permet l’analyse de la composition chimique et hormonale d’une odeur. Le flehmen, souvent déclenché lors d’une odeur agréable, permet la reconnaissance entre individus. 

 

Le goût

Le cheval distingue l’amer, le salé, le sucré et l’acide, mais également le solide liquide le chaud et le froid. Le cheval possède naturellement la capacité à choisir son alimentation et à éviter les plantes toxiques.

 

Le toucher

On peut rapidement observer la sensibilité d’un cheval, notamment sur des zones sensibles comme le garrot ou les pattes. Il dispose de muscles peauciers qui permettent la vibration de la peau pour fuir les insectes. Ses poils tactiles au bout du nez, appelés vibrisses, permettent d’apprécier la distance d’objets à proximité. Par différentes vibrations, ses pieds lui transmettent les informations concernant le sol.

 

Quelques principes d’apprentissage du cheval

savoir éthologique 1 pratique
Crédit : Les aventures d’Action et Enjoy

 

Pour commencer, le cheval ne possède pas de cortex pré-frontal. Cela signifie qu’il ne pourra pas entreprendre de stratégie, mais il a la capacité de faire des associations. Il faut donc se défaire de tout anthropomorphisme, c’est-à-dire de l’idée que le cheval pense comme nous.

Différents types d’apprentissages permettent au cheval de développer son répertoire de connaissances.

La sensibilisation permet au cheval d’apprendre une réponse à un code donné.

Le conditionnement s’opère quand le cheval comprend le signal.

Différentes méthodes d’apprentissage peuvent être utilisées : le renforcement positif et le renforcement négatif. Le renforcement positif ajoute un confort au moment d’un comportement voulu, alors que le renforcement négatif ajoute un inconfort avant la réponse. Les deux peuvent être utilisés dans le processus d’apprentissage.

La désensibilisation, quant à elle, apprend au cheval à ne pas réagir. Pour travailler la désensibilisation du cheval , il faudra progressivement approcher et retirer différents outils en observant le seuil de tolérance de celui ci.

Tous ces apprentissages font partie de la théorie du savoir éthologique 1, qu’il faut absolument maîtriser avant de passer à la pratique.

 

Le Savoir éthologique 1 : La pratique

 

savoir 1 éthologique pratique
Crédit : Les aventures d’Action et Enjoy

 

Le savoir éthologique 1 regroupe des connaissances pratiques et des connaissances de base sur les soins du cheval. Le cavalier doit comprendre l’esprit de base d’une bonne relation homme/cheval et les moyens mis à la disposition du cavalier pour communiquer à pied : ensemble des outils de communication (langage du corps, et de ses prolongements, la voix…). Pour les soins, les acquis sont semblables aux premiers galops fédéraux : curer les pieds, panser et attacher le cheval.

 

En ce qui concerne la pratique à pied, le cavalier doit être en mesure de capter l’attention du cheval au pré et le licoler à la manière d’un homme de cheval. Il doit également être en mesure dans l’idéal d’aborder les prémices du contrôle de base à pied : déplacer l’arrière main, reculer avec le licol, descendre l’encolure et flexion latérale.

 

 

Savoirs éthologiques 1 et 2
Crédit : Le Murmure du Louvray

 

Ce premier savoir éthologique permet au cavalier d’acquérir des connaissances théoriques sur le cheval dans son milieu naturel et de mieux appréhender le travail à pied.

 

Alors, êtes-vous prêts à passer vos savoirs éthologiques ? En route vers le savoir éthologique 2

 

Crédit photo à la une : Reflets en Cavale 

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