5 types de détente en concourslecture : 3 minutes

détente en concours

Une bonne détente en concours peut rapidement faire la différence. Elle permet de mettre son cheval dans les meilleures conditions pour enchaîner un parcours ou dérouler une reprise de dressage. Mais d’un concours à l’autre, les détentes se suivent mais ne se ressemblent pas toujours. Brossons le portrait de ce qu’on peut observer dans les paddocks de concours… 

La détente express

Tout cavalier de concours qui se respecte a déjà connu ce type de détente. Celle où le coach a 5 autres cavaliers à faire détendre, 4 chevaux à monter sur d’autres épreuves et autant de reconnaissances à faire.. Pas de bol.  Ce qui donne une détente plus que rapide. A peine arrivé dans le paddock de détente, hop au grand trot, trois tours de galop, 4 sauts et  » EN PIIIIIIISTE ». Euh…déjà ?

 

La détente extra longue

Complètement à l’opposé de l’express, cette détente en concours est extra longue. Déjà 15 minutes de pas avant d’aller dans le paddock. Puis encore 10 petites minutes à faire des cercles à chaque main, avant de commencer à détendre au trot, puis au galop. Et pendant ce temps, 5 cavaliers sont arrivés, ont détendu, sauté et enchainé leurs parcours.. Ensuite on détend sur une petite croix au trot, comme celle qu’on a bricolée chez soi la semaine dernière, avant de sauter progressivement. Petit vertical, moyen vertical, plus gros vertical puis même chose sur l’oxer. Entre temps, on s’est fait insulter 10 fois par le commissaire de paddock parce qu’on mettait trop de temps, mais on s’en fout. On est zen et Pompon est bien détendu pour son parcours !

 

La détente « découverte »

Autre détente en concours, celle-ci peut comporter deux sous catégories.

Découverte pour le cheval : en mode poulain qui saute partout quand il croise un cheval, qui saute 50cm plus haut que l’obstacle et qui ronfle quand quelqu’un bouge de l’autre côté de la barrière. Bref la détente qui vous sèche avant même d’avoir commencé à sauter.

Découverte pour le cavalier : d’habitude on saute ses petits trucs tranquillou à la maison, et là on sait pas pourquoi mais le coach s’enflamme. Il nous fait faire des sauts en biais de fou, des courbes serrées de malade, il nous met des cotes qui sont même plus « légales », qu’on n’a même jamais sautées de ta vie. On serre les fesses, on essaie de ne pas montrer qu’on a la trouille… Et hop c’est parti pour la club 3 !

 

La détente groupée

La détente classique sur les concours clubs. Celle où on arrive en masse entre copains du club sur le paddock de détente. Celle où chacun fait la même chose, saute la même chose. Où on passe le plus de temps à attendre. Attendre que ce soit son tour de sauter, attendre car le coach regarde les passages de tout le monde pour pouvoir faire le débrief perso. Puis attendre à la fin de la détente, que les 5 copains qui sont devant nous soient passés. Et pendant ce temps, poney s’est refroidi et endormi. Mais c’est aussi celle qui fait le plus râler les autres ! Parce que mine de rien, à vous tous vous monopolisez le paddock. Ou le commissaire de paddock, car vous arrivez tous en même temps et il n’a plus personne en piste jusqu’à ce que vous ayez tous fini de détendre.

 

La détente catastrophe

Comme son nom l’indique, c’est LA détente catastrophe. Celle qui nous fait dire « je laisse tomber je vais jamais y arriveeeer » *larmes qui coulent*. La détente qui commence par une gamelle d’entrée. De quoi stresser de fou dès le départ. Où le cheval décide soudainement de plus sauter. Ou bien qu’il ne sait plus ce que c’est qu’une cession à la jambe, alors qu’il les travaille depuis des moiiiiiiiis. Où on se fait rentrer dedans, ou bien griller 40 fois la priorité. Bref, la bonne détente de merde, dont on sort fin énervé, avec des lance flammes à la place des yeux, et l’impression qu’on va juste tout foirer.

 

Alors, elle est comment votre détente en concours ? Et si vous aimez bien l’univers des paddocks, retrouvez le top des différents cavaliers qu’on croise au paddock de CSO

Crédit photo à la une : Camille Voillard

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Marine Martinez
Esclave en chef bientôt à la retraite
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